Les propriétés en sud Bretagne
Les secteurs qui font « rêver » ne connaissent pas de baisse des prix. Le sud de la Bretagne reste prédominant dans ce type de marché.
LE FINISTERE SUD
Après plusieurs années de forte progression, celui-ci continue d'évoluer à la hausse mais à un rythme moins soutenu. Les transactions font apparaître en effet une hausse de la moyenne des prix de 10 %.
Dans le
Finistère, on continue d'investir dans l'immobilier pour se constituer un patrimoine à transmettre, le marché n'est pas spéculatif.
Sur la côte
Le littoral sud reste le secteur qui a les prix les plus élevés du département. De ce fait, les moins de 30 ans ne représentent que 5,80 % des acheteurs sur ce secteur. Ils se replient vers la Bretagne intérieure. Plus de 20 % des acquéreurs sont Franciliens. Souvent, cet achat reste une résidence secondaire, « tant qu'ils sont en activité », puis devient leur résidence principale. Les finistériens représentent à peine 50 % des acquéreurs.
Pour l’achat d’une maison de 6 pièces, le prix moyen est de 330.000 € à
Bénodet et à
Combrit, et 410.000 € à la Forêt Fouesnant.
Dans les terres
Pimpante, moderne, la campagne retrouve des couleurs. C'est même très tendance. À contre-courant de l'exode rural. Chaque année depuis 1999, des milliers de citadins quittent la ville pour se mettre au vert et s'installer dans de petites communes rurales. Pressés, stressés par une vie trépidante, étranglés par les prix de l'immobilier, de jeunes couples font le pari d'une vie plus calme pour eux et leurs enfants.
Dans les secteurs ruraux, les prix restent inférieurs à la moyenne départementale. 144.200 € dans la région de
Quimperlé. Toutefois les marchés restent dynamiques.
LE MORBIHAN
Ce qui influence l'évolution des prix du département est la surreprésentation des retraités et le pourcentage élevé (plus de 40 %) des acquéreurs qui ne sont pas morbihannais. Le
Morbihan enregistre les plus fortes hausses de la région Bretagne.
Sur la côte
En 2006 les prix dans le Golfe et la Baie de Quiberon ont progressé de 16 %.
Carnac qui avait vu ses prix grimper de 48 % en 2005, les voit fléchir de 18 % en 2006. Le marché se concentre sur une population aisée, 55 % de cadres, près de 22% de retraités. Les jeunes de moins de 30 ans représentent uniquement 3% des acquéreurs. La machine à exclure les jeunes ménages à revenus modestes ou moyens fonctionne plutôt bien.
Les étrangers, qui constituent 4,5% des acquéreurs, disposent du budget le plus conséquent, près de 515.000 € contre 240.000 € pour un morbihannais.
Les côtes Ouest et Est sont, en termes de prix, très loin derrière, 222.300 € pour la 1ère et 205.600 € pour la seconde. Toutefois, comptez près de 450.000 € pour une maison de 6 pièces à
Larmor-Plage.
Dans les terres
Les Britanniques s'installent moins. En 2002, ils représentaient 37 % des acquéreurs contre 15 % en 2006 ; les chiffres passent de 50 % à 25 % dans le pays de
Ploërmel. La valeur d'un bien immobilier que l'on peut acquérir avec un même budget a beaucoup baissé de 2002 à 2006. Exemples : dans le pays de Ploërmel, un budget de 50 000 € équivalait à un quatre pièces en 2002 contre... un deux pièces en 2006. 150 000 € équivalaient, en 2002, à une maison de sept pièces dans le pays de
Lorient contre, en 2006, une maison de trois pièces dans le pays de
Vannes.
Dans certaines communes proches de la mer,
les maisons non occupées toute l'année, atteignent parfois les trois quarts du bâti. Dans les îles, c'est encore plus préoccupant. Groix, Belle-Ile se dépeuplent, car le coût de l'immobilier atteint de tels sommets que les personnes voulant s'y implanter, de façon permanente, n'ont pas les moyens d'acheter.
Source : Ouest-France
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